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"Les chiens s’asseyent de chaque côté de moi ; babines retroussées, langues pendantes, ils me regardent. […]
… l’homme désigne mon ventre, et les deux loups se jettent sur mon sexe. Mon dos se crispent quand les langues m’atteignent. Je retiens le cri qui a déjà roulé dans ma gorge. Ils ne vont pas me dévorer — pas encore. Il faut durer. Il faut gagner une minute. Déjà, il ne s’agit plus de lutter contre la peur, mais contre l’abominable tentation que fait naître l’attouchement des langues le long de l’aine, au pourtour de mes bourses, le long de mon phallus. De la nuque aux talons, je résiste. Je bande ma volonté pour ne pas bander, mais la longueur de leur langue donne aux chiens un avantage horrible: jamais bouche n’eût sur moi pareil pouvoir."
Émotion d Oriane (feutre rouge): les chiens, les chiens et le sexe… proximité, familiarité, attirance et répulsion, tout le sexe est là. Je sais qu’une de mes amies — que bien entendu je ne nommerai pas — utilisait son doberman pour la consoler de ses déboires avec les hommes. Mais je ne connais pas d’hommes qui… aurait-il plus de pudeur?
Note de l’auteur : dans mon récit Mon sexe et moi…, des femmes, peut-être des amies d’Oriane rapportent leurs relations sexuelles avec leurs chiens. S’agirait-il de fantasmes ?
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